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Faut-il diversifier son épargne face à la crise économique ?

Comment faire face de manière sereine à la crise économique, et surtout de quelle manière sécuriser son épargne ? Telles sont les préoccupations actuelles des Français depuis que la crise sanitaire du Covid-19 ait frappé l’économie locale et mondiale. Faut-il alors diversifier son épargne ? La meilleure manière de pérenniser son portefeuille pour cette année 2020 serait-elle de choisir des produits sécurisés mais diversifiés ? Devrait-on par ailleurs faire l’impasse de manière temporaire sur les produits volatils ?

Choisir des produits sécurisés diversifiés

Ce sont les produits bancaires et d’épargne immobilière. Il est important de bien savoir les sélectionner en fonction de ses objectifs à terme et de sa situation familiale et patrimoniale. Une multitude de produits bancaires sont d’ailleurs proposés à l’épargnant, selon qu’ils soient souscrits sur le court terme (5 à 24 mois), le moyen terme (3 à 5 ans), le long terme (6 ans à 8 ans) ou encore le très long terme. C’est le cas pour tous les produits destinés à préparer la retraite et qui ne peuvent être déverrouillés tout au long de la phase de constitution du capital qui peut prendre jusqu’à environ une vingtaine d’années.

Notons que le rendement des produits bancaires est faible, sauf s’ils sont constitués de supports plus dynamiques mais risqués, qui sont des actifs sélectionnés sur le marché actions. Or, avec la crise économique déclenchée par le Covid-19, ce marché actions s’est fortement ébranlé. Il vaut donc mieux bien équilibrer la composition de son produit d’épargne en fonction du contexte actuel.

Notons en outre que la diversification est exceptionnellement intéressante du côté des produits d’épargne immobilière. Elle est même recommandée, non seulement parce que la pierre a encore su résister aux secousses, une fois de plus, mais aussi parce que les rendements demeurent attrayants. Cette ultra-diversification n’est cependant possible que dans le cas d’un investissement à travers des produits pierre-papier comme les sociétés civiles de placement immobilier (SCPI).

En revanche, attention aux organismes de placement collectif immobilier (OPCI) car, bien qu’étant aussi des actifs dérivés de la pierre, ils se composent de valeurs mobilières qui subissent les effets des aléas économiques et donc qui sont eux aussi volatiles. Le ticket d’entrée est nettement plus accessible pour ces actifs, à la différence de l’immobilier physique qui d’ailleurs, ne permet pas ladite diversification. De plus, SCPI et OPCI sont pilotés par des professionnels en parfaite connaissance des éventuels risques encourus avant même la conception de leur produit, ce qui en font des actifs sécurisés. Ils sont toutefois à souscrire sur le long terme, sur environ une dizaine d’années.

Faire temporairement l’impasse sur les actifs volatils

Ce sont les instruments financiers qui sont les plus exposés aux risques en temps de crise. Il vaut donc mieux éviter d’en souscrire pour le moment, jusqu’à ce que la situation ait évolué et que leur valeur reparte en hausse. Quoi qu’il en soit, il existe bel et bien des actifs financiers adossés à des PME dont le secteur n’a pas été touché par crise et qui continuent de produire du bon rendement. Toujours est-il que la prudence est de mise et que l’avis d’un expert financier ou d’un conseiller en gestion de patrimoine est vivement recommandé.

Le feu sera vert en ce qui concerne la souscription à ces actifs volatils une fois l’économie redressée. À ce moment-là, les placer dans son portefeuille d’actifs serait alors un excellent moyen de doper le rendement de son portefeuille. Attention également aux placements atypiques qui sont eux aussi très risqués, bien qu’extrêmement rémunérateurs. Ce sont les investissements dans le vin, les métaux précieux, les œuvres d’art, les voitures de collection, les terres rares, etc.

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